pasteque.io - recrutement - connecté - tech data product sales cabinet de recrutement digital

Hyper-connecté et réussir à décrocher

Vos employés ne peuvent résister à la tentation de rester connectés et de consulter leur messagerie professionnelle à l’heure de l’apéro ? Ils rognent sur leurs congés pour compléter leurs dossiers ? Attention, leur hyperconnexion peut nuire à leur santé et à celle de l’entreprise. Heureusement, il existe des solutions pour les aider à arrêter, sans ajouter du stress au stress ni les infantiliser. Voici 7 tips concrets à mettre dans votre boîte à outils.

Pour certains, se déconnecter (vraiment) est un défi. Une étude menée par une plateforme d’intérim entre 2018 et 2020 indique que 71% des Français répondent – à contrecœur – aux emails ou aux appels téléphoniques pendant leurs vacances. Cette tendance est directement attribuée aux outils technologiques, qui facilitent tellement le nomadisme professionnel qu’il devient de plus en plus difficile de séparer ses sphères professionnelle et personnelle.

Et pourtant, en France, le droit à la déconnexion est inscrit dans le code du travail depuis 2017 et de nombreuses entreprises le respectent. Celui-ci prévoit onze heures de repos entre deux journées travaillées. Les échanges d’emails en dehors des horaires habituels de travail peuvent donc être considérés comme des heures supplémentaires par les tribunaux (Cour de cassation, 15 janvier 2015). Alors, quelles pratiques mettre en place pour inciter les salariés à se déconnecter en dehors de leurs heures de travail ? Faut-il envisager des techniques radicales comme interdire ou rendre impossible la connexion, à l’instar de Volkswagen qui bloque l’accès à ses serveurs le soir et le week-end ? Voici quelques réponses.

Aider vos employés à se déconnecter : mode d’emploi

 

1. Ne pas confondre motivation et hyperconnexion

Dans les entreprises où le présentéisme et la surcharge de travail sont la norme, il est forcément plus difficile d’endiguer le problème de l’hyperconnexion. La clé ? S’interroger sur les raisons pour lesquelles les salariés ont tendance à rester en mouvement, y compris pendant les week-ends et les vacances. Pour aider ses salariés, un cabinet de conseil prévoit de travailler sur ses convictions. « Notre objectif est d’abord de questionner nos pratiques : est-ce qu’on se reconnecte après 20 h parce que c’est la norme, parce qu’on veut être vu comme un bon élève ou pour gravir les échelons ? Ensuite, nous voulons déconstruire nos croyances et étudier les stimuli qui expliquent ce comportement ». Parfois, il s’agit simplement de déculpabiliser les salariés qui ne répondent pas en dehors des heures de travail et de désamorcer le besoin de se sentir indispensable.

2. Réguler la charge de travail des salariés hyperconnectés

Un Senior Manager ayant travaillé avec plusieurs entreprises sur le sujet de la déconnexion des employés a observé des pratiques parmi les plus excentriques. « Dans un groupe industriel, les dirigeants ont décidé d’éteindre les lumières des bureaux après 20 h 30. Le résultat n’a pas été celui escompté : au lieu de rentrer chez eux, les salariés ont continué à travailler, mais dans le noir. L’entreprise a ainsi dégradé leurs conditions de travail ». Pour cet expert, il faut avant tout revoir la charge de travail des salariés qui ont des difficultés à se déconnecter. Éteindre les lumières des bureaux, c’est comme éteindre les serveurs informatiques : ça ne sert à rien, car les employés arrivent toujours à contourner le dispositif. Il vaut mieux réduire la charge de travail, c’est-à-dire travailler sur le contenu du travail et le niveau d’exigence.

3. S’appuyer sur l’exemplarité du manager

En matière de management, l’exemplarité repose sur une idée simple : appliquez à vous-même ce que vous attendez de vos collaborateurs. Cette règle fonctionne parfaitement lorsqu’il s’agit de déconnexion au travail. Plutôt que de donner des instructions à ses employés pour qu’ils se déconnectent, un manager peut chaque soir envoyer un message à son équipe en disant : « Il est 18 h 00, j’ai fini ma journée, je serai disponible dès demain matin ». En optant pour cette stratégie, le manager encourage ses collègues à faire de même, sans rien leur imposer. Les managers doivent être formés, à la fois pour corriger leurs mauvaises habitudes et pour inculquer les bonnes pratiques à leurs équipes.

4. « Ne pas lire avant lundi » : attention aux messages contradictoires

« Ce message ne nécessite pas une réponse immédiate », « Ne pas lire avant lundi »…. Ces en-têtes partent certainement d’une bonne intention, mais ils n’ont aucun sens. Selon une étude, 58% des emails envoyés en dehors des heures de travail entraînent des réponses en dehors des heures de travail. L’argument qui consiste à dire ‘j’envoie le mail et mon destinataire en fait ce qu’il veut’ ne tient pas la route. Cette stratégie peut devenir néfaste si elle émane du N+1. Travailler le dimanche quand on est manager, c’est créer une distance entre soi et ses collègues, et laisser entendre qu’avoir des responsabilités oblige à compenser en travaillant plus. Ce n’est donc pas un bon message à envoyer à vos équipes.

5. Sensibiliser aux risques pour la santé

Si la signature d’un accord collectif sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et la formation sur la qualité de vie au travail ne portent pas leurs fruits, il est toutefois recommandé de confronter les salariés bourreaux de travail aux conséquences de leur hyperconnexion. Insidieusement, la lecture des emails pendant le temps de repos nourrit un sentiment d’urgence qui augmente le stress et l’anxiété. Un manager peut dire à son collaborateur qu’il s’inquiète pour sa santé, par exemple parce qu’il montre des signes de fatigue ou qu’il est moins réactif qu’avant. Sans juger, il peut corréler la dégradation de sa santé avec le fait qu’il n’arrive pas à se déconnecter. Rappeler au salarié que l’entreprise a besoin de lui, c’est l’inciter à réagir, à se préoccuper de son épuisement et à se projeter sur le long terme.

6. Ritualisez le processus de déconnexion

Inviter vos employés à trouver un rituel lorsqu’ils terminent leur journée de travail peut les aider à rétablir une frontière entre leur vie professionnelle et personnelle. Cette routine peut prendre différentes formes : ranger son poste de travail, faire le tour de l’open space pour dire au revoir à ses collègues, prendre un café informel avec sa secrétaire… Si le télétravail est en vogue, ce rituel est encore plus important, car le trajet de retour ne fait pas office de sas de décompression. Promener son chien, marcher 10 minutes dans son quartier, écouter une playlist ou un podcast…. Le tout est d’inciter votre cerveau à pratiquer une autre activité que la consultation de vos mails et notifications mobiles. Mettre à jour sa liste de tâches ou écrire ses pensées parasites est également une bonne stratégie pour se décharger mentalement.

7. S’équiper des bons outils

Les employés d’un constructeur automobile ne reçoivent pas d’e-mails pendant leurs vacances. Et pour cause : ils sont tous automatiquement supprimés ! L’expéditeur est informé et on lui donne le nom d’un autre employé qu’il peut contacter. Sans aller jusqu’à cette mesure extrême, il est possible de s’équiper d’outils qui permettent aux employés de se déconnecter sans les infantiliser. Les fonctions de  » pause e-mail « , présentes dans la majorité des messageries, permettent de respecter les horaires de connexion décidés par les entreprises sans bloquer les salariés qui, exceptionnellement, se retrouvent dans l’urgence de devoir envoyer un fichier en dehors des heures de travail.

 

Le mot de la fin by pasteque.io 🍉

Il existe des systèmes de pop-up qui interrogent les salariés sur l’urgence d’un email lorsqu’il est envoyé en dehors des heures de travail. Réfléchissez donc à deux fois avant de partager la photo d’un chat trouvé sur les réseaux.

Share This