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Les attitudes à éviter lors des entretiens d’embauche

Vous avez passé l’étape de la sélection et vous entrez maintenant dans la phase de qualification sur le terrain ? Comme tout bon champion, vous espérez atteindre la finale et remporter la compétition, à savoir un poste dans l’entreprise que vous avez ciblée ? Vous avez même préparé une liste de tous les « do’s » ou bonnes actions à accomplir pour briller ? Mais avez-vous pensé à ce qu’il ne faut pas faire pendant un entretien ? Pour mieux identifier les « signaux d’alarme », voici quelles sont les erreurs d’entretien les plus courantes.

1. « Être en retard ne passe jamais bien, surtout quand le candidat ne prévient pas ! »

Indécrottable, le retard. Et pour cause, avec lui, il y a des chances que l’entretien n’ait tout simplement pas lieu. Résultat : une défaite sur le tapis vert, sans même avoir l’occasion de défendre ses couleurs. Mais ce n’est pas une fatalité. Selon l’importance du retard et la patience de votre interlocuteur, un retard est excusable, voire compréhensible. En fait, c’est lorsque vous ne prévenez pas votre interlocuteur que cela devient vraiment rédhibitoire. Une panne de métro, un quinzième voyage au parking à la recherche d’une place parce que, ça arrive. Dans ce cas, prévenez le recruteur le plus tôt possible pour justifier le retard, personne n’aime qu’on lui fasse faux bond ou qu’on lui pose un lapin.

2. « Avez-vous des questions ? Non, c’était très clair. »

Un candidat qui ne pose aucune question pendant un entretien interpelle fortement les recruteurs. « Est-il ou est-elle curieux ? » est une question que les recruteurs tentent de vérifier. Généralement, à la fin de l’entretien, les recruteurs nous contactent et nous demandent « avez-vous des questions sur ce poste ? ». Lorsque vous rejoignez une entreprise ou un poste, même si la description de l’annonce et les propos du recruteur sont informatifs, il y a forcément des questions en suspens. « Il vous manque peut-être des informations sur l’équipe, l’environnement, le type de management, les objectifs, les KPI, etc. », explique l’un des recruteurs. C’est le moment d’être curieux. Cela prouve aussi que vous vous intéressez à l’entreprise et que vous avez l’intention de la rejoindre. Posez-vous des questions pendant l’entretien ? Opération séduction accomplie

3. « Ne vous intéressez qu’aux conditions de travail pour savoir si la soupe est bonne dans l’entreprise ».

Cela fait deux minutes et demie que vous êtes assis sur votre chaise, que vous fixez le recruteur alors qu’il commence son discours, avant de lâcher un « combien » assuré qui plombe l’ambiance. Vous voulez savoir quelque chose de concret, de tangible, si la soupe est bonne ? La question est légitime et importante, car après tout, on ne travaille pas pour des cacahuètes, mais elle est probablement prématurée. On la retrouve également sous la forme « qu’avez-vous à me proposer ? », ou lorsque le candidat indique clairement ce qu’il veut et ce qu’il ne veut absolument pas. Demander tout de suite au recruteur si vos tickets restaurant seront de 9 euros peut laisser penser que vous n’êtes intéressé que par l’argent. Pour éviter cette approche trop directe et matérielle, mieux vaut d’abord s’interroger sur les missions de votre futur poste, s’intéresser à l’entreprise dans son ensemble. Les horaires, le salaire, tout ce qui concerne les conditions de travail sera évoqué en temps voulu, ne vous inquiétez pas.

4. « Conduire l’entretien comme un candidat alpha est à proscrire ! »

Si vous étiez un animal, ce serait probablement un chien de tête, menant la meute à l’avant du traîneau ? Une qualité superbe dans les zones polaires. Mais dans la salle d’entretien, il n’est pas nécessaire de le démontrer. Les recruteurs sont très attentifs au rythme de l’entretien d’embauche, c’est-à-dire aux questions qu’ils posent et aux réponses qu’ils cherchent à obtenir en un temps donné. Ainsi, couper la parole, conduire l’entretien alors que vous êtes candidat, ne pas répondre aux questions ou ne pas y répondre du tout, ne sont pas acceptables. En général, le recruteur a un plan pour l’entretien et doit « garder la tête » pour obtenir certains éléments. Si vous jouez le jeu du « leader », votre interlocuteur n’appréciera pas. Évitez une lutte de pouvoir. D’un autre côté, vous ne devez pas non plus être passif. L’entretien est un moment d’échange, ne soyez pas un spectateur, mais un acteur !

5. « Il faut savoir au moins dans quoi on s’engage ».

Lorsque l’on postule dans une entreprise, on sait a priori où l’on va. En pratique, il arrive qu’après avoir sorti son CV plus vite que son ombre, on ne sache plus à quel type d’entreprise on vient de postuler. Et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles nos recruteurs pensent que c’est une mauvaise idée. Pour éviter de laisser l’impression de quelqu’un qui a simplement vu la lumière avant d’entrer, prenez le temps de vous renseigner sur le domaine d’activité de l’entreprise que vous espérez rejoindre. Typiquement, si vous postulez dans une maison de champagne, connaître la différence entre un brut et un demi-sec semble essentiel.

6. « Un entretien n’est pas un spectacle d’improvisation, il doit être préparé »

Si vous ne connaissez pas à fond l’entreprise dans laquelle vous postulez, c’est bien, mais si vous ne connaissez pas l’histoire de l’entreprise, c’est moins bien. Les recruteurs ciblent le manque de préparation du discours. Pour éviter de tomber dans les histoires de vie et les anecdotes drôles mais secondaires, il faut apprendre à maîtriser son pitch, un exercice de présentation minutieux qui doit être travaillé en amont. Pour cela, vous pouvez utiliser des mots clés, rappeler votre cursus, vos expériences passées, annoncer ce que vous recherchez et quelles compétences vous souhaitez mettre en œuvre dans ce nouveau poste. Une ligne directrice qui vous permet de ne pas vous perdre dans des détails pas toujours intéressants et qui montre votre capacité à synthétiser votre parcours avec des informations pertinentes.

7. Les « tics de langage »

Les tics de langage sont ces petits mots béquilles que nous utilisons tous à des degrés divers. Trop familiers « comme », montrant une certaine réticence à parler de soi, voire de l’impatience « en bref », des doutes répétés « euh », ils auraient le don d’irriter les oreilles de nos chers recruteurs et de renvoyer une mauvaise image de nous.  » J’avoue  » (mais quoi au juste, il ne s’agit pas d’un interrogatoire). Ils sont au langage ce que les baskets sont aux codes vestimentaires des entreprises. Si un « ce n’est pas faux » offre un support naturel qui nous permet de faire une pause et de reprendre notre souffle dans notre discours, il peut aussi sonner très creux. Si vous utilisez trop souvent ces mots creux, le risque est que vous finissiez par ne plus rien dire de vous. Pour les éviter, il est préférable de peaufiner votre discours au préalable.

8. « Un candidat qui manque d’humilité et qui croit tout savoir »

On parle souvent – et à juste titre – de confiance en soi pour briller en entretien d’embauche. Si le manque de confiance en soi n’est pas en soi un défaut majeur, un excès d’estime de soi peut devenir un véritable obstacle. C’est même le point le plus récurrent chez nos recruteurs qui sont unanimes contre « ceux qui vous apprennent votre métier, sont arrogants et savent tout sur tout ». Avoir confiance, faire preuve de détermination, croire en sa candidature, tout cela est très positif. Mais attention à ne pas mettre votre melon surdimensionné en orbite. Surtout si vous avez écrit « humble » dans la section « qualités » de votre CV. Faire preuve d’humilité, savoir se remettre en question, c’est la preuve tangible d’une plus grande ouverture d’esprit.

9. « Incivilités : quelques règles de base sont souvent oubliées ».

Nous n’aurons pas la prétention de vous rééduquer, mais simplement de vous prévenir : l’impolitesse et le manque de respect des règles de savoir-vivre en société ne passent pas inaperçus lors d’un entretien. Parmi les incivilités évoquées, citons « ne dit pas bonjour aux personnes rencontrées dans les locaux », « mâche un chewing-gum dans la bouche », « un téléphone portable qui bipe », « ne regarde pas son interlocuteur », « coupe le haut-parleur ». Des attitudes rebelles que vous avez peut-être aimé collectionner dans votre carnet de correspondance de quatrième, mais qui font tache lors d’un entretien. Comment ça, vous avez coché toutes ces cases lors de votre dernier entretien ?

10 « Couper votre ex-boss, oui, mais avec style ».

Être très négatif et critiquer constamment son ancien patron (son ancienne équipe, son ancien secteur…) lors d’un entretien de recrutement n’est pas fait pour rassurer les recruteurs. Il est également important de faire son autocritique et d’être moins manichéen dans l’analyse de ses précédentes expériences. Après tout, votre ancienne entreprise n’était pas la grande méchante et vous êtes le héros sans reproche. Vous pouvez toujours critiquer de manière constructive en soulignant les décalages entre vos propres exigences et les valeurs de l’entreprise, par exemple.

11. « Ce n’est pas rédhibitoire, mais le choix des vêtements compte ».

La tenue vestimentaire peut être importante et constitue même l’un des premiers éléments de la communication non verbale. Le recruteur va chercher à comprendre si vous avez compris les codes de l’entreprise. La clé est de ne pas être outrancier dans votre habillement. « Si le candidat arrive en tenue de sport, ce n’est pas du sport urbain ici. S’il arrive en costume trois pièces, nous ne sommes pas une banque », confie un recruteur. Et la cravate de jogging n’est ni une alternative viable, ni un point d’équilibre entre habillage et décontraction. Si elle n’est pas absolument rédhibitoire, la tenue vestimentaire peut influencer la décision finale et générer un préjugé lors de cette première impression. Il est difficile de rectifier la situation par la suite, l’adage « il a fait une très bonne deuxième impression » n’étant pas encore en vogue. En plus de votre tenue, pensez à vous mettre à l’aise et à prendre le temps de vous installer dans la salle. « Si le candidat garde une doudoune, une écharpe et un chapeau, cela donne l’impression qu’il est pressé de partir, ce qui m’inquiète quant à son professionnalisme et son sérieux », poursuit un autre chasseur de têtes.

12. « Lieux inappropriés en vidéo »

En plus du téléphone qui ne cesse de vibrer dans votre poche, assurez-vous, dans le cas d’une interview vidéo, d’être dans un environnement approprié. Un environnement trop bruyant, comme dans la rue, ou incongru, comme votre voiture, peut donner l’impression que vous n’êtes pas totalement disponible pour votre interlocuteur.

13. « Réponses trop génériques à la question des hobbies »

« Donnez-moi trois qualités et trois défauts » : si cette question n’est pas toujours présente dans la bouche d’un recruteur, il peut de manière détournée chercher à savoir quelles sont vos principales caractéristiques. En fouillant dans votre vie personnelle, en vous interrogeant sur vos traits de caractère et vos hobbies. Les réponses génériques sont à éviter, car elles ne représentent pas de réelles qualités. Être dynamique, sociable, perfectionniste, aimer voyager… Tout cela n’a aucune valeur si ce n’est pas étayé par des preuves, car au final, tout le monde est dynamique et c’est un peu une réponse. En revanche, dire que l’on aime lire, que l’on est casanier, ou que l’on aime sortir faire la fête, dresse un portrait du candidat, donne des indicateurs. N’hésitez pas à incarner vos propositions : vous aimez coudre ? Parfait, cela montre que vous êtes débrouillard, créatif.

14.  » Ne pas prendre de notes envoie un très mauvais signal. »

Tous les recruteurs n’ont pas cette obsession old school d’observer la prise de notes pendant l’entretien. Cependant, à moins que vous n’ayez une bonne mémoire ou que vous ne vous en souciiez pas du tout, il est difficile pour eux d’interpréter votre position comme celle d’un candidat qui ne prend pas de notes. En plus de vous permettre de prendre du recul et de réfléchir, écrire vous permet de vous reposer sur ce qui a été dit, de rebondir pendant l’entretien (on le voit beaucoup lors des débats politiques actuels) et de vous en souvenir une fois rentré chez vous. Donc la prochaine fois que vous avez un entretien, vous sortez le vieux cahier de brouillon. Si l’entretien ne se passe pas bien, inutile d’intimider votre recruteur en prétendant que c’est un billet de décès.

 

Le mot de la fin by pasteque.io 🍉

C’est la fin de cette liste d’interdits, que vous pouvez maintenant accrocher sur votre frigo. Ce tour d’horizon étant fait, vous êtes prévenus des principaux repoussoirs à recruteurs. Vous êtes les candidats parfaits !

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