5 tips pour optimiser vos échanges avec un recruteur

À l’aube d’une nouvelle carrière, il n’est pas rare de faire appel aux services d’un recruteur : professionnel du rapprochement entre candidats et entreprises, il peut faire bénéficier de son expertise et de son carnet d’adresses. Toutefois, il ne suffit pas d’attirer son attention par un profil LinkedIn dernier cri et une présence accrue sur toutes les CVthèques qui pullulent sur le Web. Une fois le premier contact établi avec le chasseur de têtes, il s’agit ensuite de soigner cette nouvelle relation professionnelle. Voici quelques clés d’une bonne communication entre un candidat et un headhunter.

 

1. Définir clairement son projet professionnel

Un projet professionnel bien défini et un profil affiné constituent l’ABC de la relation avec le chasseur de têtes, qui pourra commencer à prospecter sur la base de ces données. Le chasseur de têtes répondra à des besoins et des attentes clairement exprimés, mais ne pourra pas vous aider si vous hésitez entre fleuriste, community manager ou buraliste.

« Je ne suis pas un conseiller d’orientation professionnelle, et je ne peux pas travailler avec un candidat qui ne sait pas ce qu’il veut faire », explique un tech recruteur.

Pour que le chasseur de têtes ait de quoi travailler, il est donc impératif d’arriver avec un projet bien défini. Le candidat doit dire clairement ce qu’il recherche et où il se voit évoluer : le type de structure, la politique de l’entreprise, le poste ou le salaire. Ainsi, le chasseur de têtes pourra lui proposer des opportunités qui seront un véritable tremplin dans sa carrière.

 

2. Instaurer un climat de confiance

Comme dans toute relation, la confiance est essentielle. Si le chasseur de têtes a toute confiance en vous, il pourra vous recommander sans crainte à l’un de ses clients, sachant pertinemment que vous serez en mesure de lui donner satisfaction pour le poste à pourvoir. En revanche, « si je vois que je fais des efforts pour positionner un candidat pour des entretiens, mais qu’il ne donne pas suite, ça ne marche pas. Par exemple, j’ai déjà eu des candidats qui ne se sont pas présentés aux entretiens : c’est typiquement le genre de comportement qui peut être rédhibitoire », indique ce dernier.

Il est donc essentiel de montrer au chasseur de têtes que vous êtes attentif à son travail de prospection en étant réactif, mais aussi en honorant les entretiens qu’il parvient à vous décrocher. À l’inverse, vous devez aussi pouvoir faire confiance au chasseur de têtes et à sa capacité à trouver des opportunités.

 

3. Misez sur une transparence totale

Pour gagner la confiance du chasseur de têtes, quoi de mieux que d’être totalement transparent, tant sur votre parcours que sur votre situation et vos attentes. Inutile de mentir sur le trou de deux ans dans votre CV, de broder vos pseudo-compétences sur Adobe ou d’exposer des prétentions salariales qui ne correspondent pas à vos attentes réelles. En plus d’être préjudiciables, ces omissions pourraient également discréditer le chasseur de têtes qui vous a recommandé à une entreprise sans avoir tous les éléments en main.

Même si certaines choses ne vous mettent pas en valeur, cela fait partie de votre parcours professionnel et il est important pour nous d’avoir toutes les information. Une fois que vous avez toutes les informations, vous pouvez éviter les mauvaises surprises comme les faux départs en prospection.

 

4. Évitez de vous reposer sur le chasseur de têtes

Si le chasseur de têtes peut vous ouvrir à de réelles opportunités, ne le laissez pas faire tout le travail. Parallèlement à vos échanges avec le chasseur de têtes, continuez à observer le marché du travail, à suivre avec attention les nouvelles opportunités professionnelles et à approcher les entreprises qui vous font de l’œil.

« J’apprends à mes candidats à se constituer un réseau et à approcher les entreprises afin qu’ils soient le plus indépendants possible, et je fais aussi de mon mieux en fonction de ce qu’ils recherchent », explique un headhunter. De manière générale, il faut éviter de s’en remettre uniquement à une autre personne et d’attendre qu’une opportunité tombe du ciel. Recourir aux services d’un chasseur de têtes, c’est bien, rester proactif, c’est mieux. Cela prouvera que vous êtes réellement investi dans votre projet, mais aussi que vous êtes conscient du rôle du chasseur de têtes, qui n’est pas non plus une solution miracle dans la recherche d’emploi.

 

5. Entretenez la relation… régulièrement

Pour une communication optimale avec le chasseur de têtes, il est important d’avoir une relation suivie, et pas seulement occasionnelle, pour répondre à un besoin ponctuel. Même si vous êtes en poste, pourquoi ne pas parler de temps en temps de votre situation et de vos éventuels désirs futurs, surtout si vous savez qu’ils pourraient évoluer prochainement.

Le but n’est pas d’échanger des informations toutes les semaines, mais de garder un contact régulier. Une façon de faire le point, mais aussi d’anticiper d’éventuels besoins futurs : « Si quelqu’un vient me voir en me disant « je cherche un emploi », je dois commencer tout de suite et je n’ai pas forcément les bonnes opportunités sous la main. Ce suivi me permet d’anticiper les besoins, de commencer à prospecter si nécessaire, et donc de gagner du temps », explique le chasseur de têtes.

Le mot de la fin by pasteque.io 🍉

Comme toute relation professionnelle, la relation avec un chasseur de têtes doit être entretenue. La transparence et la confiance restent une base essentielle, mais il est également important d’être clair sur vos projets et vos attentes afin que le chasseur de têtes puisse vous aider dans votre recherche et vous mettre sur la bonne voie. Ah oui, et une fois que vous avez obtenu ce que vous cherchiez, n’oubliez pas le chasseur de têtes : vous pourriez bien avoir besoin de ses services à l’avenir !

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